Plus il y a de textes, moins on les lit, mais s’il n’y en a pas (ou s’il est mauvais) c’est immédiatement le discrédit. Bref, il faut bien écrire tout en sachant qu’on ne sera pas – ou peu – lu. Dans ce contexte, comment s’assurer que l’on fera tout de même passer son message ?

Ce n’est pas parce que votre message est sérieux qu’il faut vous priver d’artifices. Évitez bien sûr les gros cœurs roses et les points sur les i animés pour parler d’un plan social ou pour présenter votre dernier produit phare. Ce que j’appelle « artifice » revient en réalité à parler des outils dont vous disposez pour mettre en scène vos textes, leur donner du relief et proposer aux lecteurs une double lecture leur permettant de comprendre les grandes lignes d’un simple coup de balayage oculaire.

Voici 5 astuces pour faire de la scénographie avec vos communications.

  1. Évitez les blocs de texte

Rien de pire pour un lecteur non conquis a priori que d’ouvrir une plaquette ou de tomber sur une page d’un site intégralement remplie de textes : corps 10, tout en noir, un titre et hop, c’est parti pour une plongée en apnée. Quand c’est du Proust, à la rigueur, mais quand c’est de la com, alors là non ! Il faut couper les paragraphes en plusieurs petits. C’est d’ailleurs un excellent moyen de bien ordonner sa pensée, de bien organiser son message. Les intertitres permettent d’accentuer l’effet d’aération du texte et simplifient la lecture : un bon intertitre guide l’œil du lecteur qui pourra choisir s’il le souhaite un ordre de lecture différent.

  1. Donnez du relief

Dans le corps du texte, certains mots, certaines formules, sans parler des citations, peuvent être mis en évidence simplement en les mettant en gras, en italique ou « entre guillemets ». Sans en abuser bien sûr, ces outils typographiques permettent de donner du volume à un paragraphe un peu trop compact. En choisissant les bonnes parties du texte, vous faites facilement ressortir les idées maitresses et fluidifiez la lecture de votre cible.

  1. N’ayez pas peur des énumérations

Si cela s’y prête, pourquoi s’en priver ? Aujourd’hui, tout le monde est très habitué au style « bullet point » grâce à PowerPoint. Donc personne ne sera choqué d’une petite énumération bien placée. Car l’énumération :

  • propose une véritable rupture visuelle,
  • montre votre concision sur un point précis de votre discours,
  • et c’est souvent bien perçu. Mais il ne faut pas en abuser…
  1. Un exergue vaut parfois mieux qu’un long discours

“Sortez de votre texte et invitez votre lecteur à vous suivre !”

L’utilisation d’un exergue – placé en tête, dans la marge, en plein de milieu de la page, où le graphiste jugera qu’il sera le mieux servi – permet de résumer votre pensée au moins en partie. C’est aussi une façon de dire « si vous ne deviez retenir qu’une chose, ce serait celle-là ». Plus votre exergue est pertinent, plus il donnera envie à votre lecteur de rentrer dans le corps de votre texte. Attention, l’exergue n’est pas un titre, mais bien une formule qui agit comme un teaser en dévoilant une partie importante du message clé.

  1. Jouez avec des encadrés

Les encadrés sont des paragraphes que l’on sort du texte pour donner au message essentiel un éclairage différent. Si vous présentez un nouveau produit, un encadré pourrait mettre en valeur une technologie particulière ou le service en plus que vous proposez. Si vous présentez votre entreprise, l’encadré peut être l’occasion de raconter une anecdote historique par exemple. Bref, c’est encore une fois le moyen d’enrichir la maquette d’éléments variés qui créent du relief et de l’oxygène.

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