Snobée pour son manque d’interactivité, la newsletter fut un temps reléguée au rang de relique ringarde du Web 1.0. On y préféra tour à tour la publication tous azimuts sur les réseaux sociaux, les flux RSS (souvenez-vous ! ) ou les notifications push… Pourtant, avec le temps et le recul, elle s’impose aujourd’hui comme un outil puissant, définitivement indispensable.

Alors que la fashion week s’est achevée la semaine dernière à Paris, tentons une comparaison chiffon ! En communication, comme dans le vestiaire des fous de mode, il y a plusieurs catégories :

  1. Les dernières nouveautés de la saison, un peu clinquantes, sur lesquelles tout le monde se jette sans trop réfléchir par peur d’être à la traîne. Pensez les baskets compensées, le lipdub de ce Décathlon des Vosges ou un Président de la République sur SnapChat. En général, il suffit de quelques mois (parfois moins) pour qu’on se dise, embarrassé : « Mais qu’est-ce qui m’a pris ? ».
  2. Les grands classiques indémodables, les pièces de qualité que l’on s’approprie et qui finissent par faire partie de nous. Le trench d’Humphrey Bogart, la petite robe noire d’Audrey Hepburn, le blog du Sartorialist, la pub Perrier. Les années filent, les tendances passent, et rien y fait : ils font toujours de l’effet.
  3. Les icônes d’un temps qui tombent dans l’oubli et la ringardise puis reviennent soudain, plus branchés que jamais. Comme les pattes d’eph, le K-way, les disques vinyles, et même : les claquettes avec chaussettes (à moins que ces dernières ne relèvent plutôt de la première catégorie ?). Ce phénomène porte un nom très officiel : le retour de hype. Comme un boomerang…

Après une brève traversée du désert, la newsletter semble bien faire partie de cette troisième catégorie. Portée entre autres par l’évolution des filtres spam et la possibilité de classer ses mails dans des catégories prédéfinies, puis réinventée par quelques marques et médias créatifs, elle s’est peu à peu débarrassée de son image « pourriel » et s’affirme aujourd’hui comme un pilier incontournable pour toute stratégie de communication.

2 raisons clés de publier une (bonne) newsletter

  • En externe comme en interne, la newsletter permet une communication maîtrisée et incarnée : vous n’êtes pas obligés de vous plier à une contrainte de longueur, aux exigences d’un algorithme, à des impératifs de référencement… c’est vous qui choisissez le format, le contenu visuel et rédactionnel, en pleine cohérence avec votre identité. L’opportunité unique de créer du contenu fort, qui vous ressemble vraiment.
  • Livrée directement à votre audience et accessible sur n’importe quel périphérique, la newsletter est un outil précieux de fidélisation : l’occasion de passer un moment privilégié avec ceux qui vous apprécient et de nourrir une relation solide dans le temps. Un peu comme une carte postale, la newsletter est un moyen idéal de vous rappeler à l’esprit de vos clients, partenaires et amis – d’entretenir la flamme !

Un outil idéal donc… À condition d’être bien pensée et bien écrite, évidemment ! Avec du ton, des idées, du contenu qui intéresse votre cible. Une newsletter trop générique serait un peu comme une copie polyester de vêtement de créateur : on la porte une fois, elle gratte un peu, tombe bizarrement… On ne s’y attache pas, on se lasse. Hop, poubelle. Spam.

 

*

Cadeau bonus : les newsletters préférées d’Ecriveron

  • Time to sign off, un condensé quotidien de l’actualité, pour ne plus jamais rien rater.
  • Soon Soon Soon, un aperçu du monde de demain, édité par l’agence du même nom, spécialisée dans l’innovation.
  • Lenny [en anglais], la newsletter intelligente, féministe et drôle créée par Lena Dunham, productrice, auteur et actrice, showrunner de la série culte Girls, avec la réalisatrice, productrice et scénariste Jenni Konner.
  • Mini-AIR, par Improbable Research [en anglais], met en lumière des (vrais) projets de recherches qui font d’abord rire, puis réfléchir.
  • Artips, une anecdote quotidienne drôle, étonnante ou juste passionnante sur l’histoire de l’Art.

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.